Les Français se passionnent pour l’économie, mais peinent encore à l’assimiler

Une économie omniprésente, encore mal assimilée
L’économie est partout dans le débat public. On évoque l’inflation, le pouvoir d’achat, les retraites ou le budget de l’État quasiment chaque jour. Pourtant, sa logique reste souvent difficile à saisir.
C’est l’un des principaux constats de l’enquête « Économie et citoyens : repenser le lien », menée par Ipsos BVA pour l’association Lire la société en décembre 2025[2][4].
L’intérêt progresse, la compréhension suit difficilement.
Un réel attrait pour les sujets économiques
L’étude indique que 60 % des Français déclarent s’intéresser à l’économie[4], contre 54 % en 2019[4]. Cette hausse est nette chez les cadres supérieurs (75 %) et les plus de 60 ans (66 %)[6].
Les sujets les plus mobilisateurs sont identifiés :
- L’inflation et l’évolution des prix : 90 % des Français s’y intéressent[4]
- La protection sociale et son financement : 87 %[4]
- La fiscalité, les salaires et les inégalités : 80 %[4]
L’économie captive surtout lorsqu’elle touche le quotidien et le pouvoir d’achat.
Une compréhension qui demeure fragile
Malgré cet engouement, seuls 54 % des Français se sentent à l’aise avec les grands repères économiques[2]. Des notions telles que PIB, inflation, dette publique ou chômage restent floues pour près d’un sur deux.
Quelques indicateurs illustrent cette méconnaissance :
- 23 % seulement connaissent le salaire médian net du privé (autour de 2 200 € nets avant impôt)[4]
- 25 % identifient correctement le taux d’inflation du moment (environ 1 % en septembre 2025)[4]
- 38 % situent le taux du Livret A (1,7 %)[6]
L’économie inquiète plus qu’elle n’est comprise.

Quand l’économie se mue en point de blocage politique
Le contexte politique illustre cette gêne. Face aux contraintes budgétaires, les priorités divergent :
- 78 % privilégient la baisse des dépenses publiques à une hausse des impôts pour réduire le déficit[1]
- Pourtant, 57 % des Français les plus aisés et 46 % des grandes entreprises sont cités comme les premières cibles contributives[1]
- Seuls 8 % optent pour un effort partagé par tous[1]
Faute de culture économique commune, le budget de l’État tend à devenir un marqueur politique plus qu’un outil collectif de décision.
Des chiffres débattus, des institutions jugées fiables
Autre enseignement : la confiance dans les statistiques économiques est mitigée. Seuls 54 % jugent que les données reflètent correctement la réalité[4].
En revanche, les institutions publiques restent perçues comme les plus solides :
- INSEE
- Banque de France
- Cour des comptes
Le défi n’est pas tant la donnée que sa lecture et son appropriation.
L’enseignement de l’économie plébiscité
Sur ce point, quasi-unanimité : 94 % des Français souhaitent renforcer l’économie à l’école[4].
Les attentes portent avant tout sur une pédagogie concrète :
- Savoir lire un bulletin de salaire
- Comprendre le fonctionnement de l’épargne et du crédit
- Relier l’économie à des situations de vie courante
Moins de théorie, davantage d’apprentissages pratiques, proches des décisions quotidiennes.
Mieux comprendre l’économie en passant à l’action
L’étude souligne un point clé : on retient mieux lorsqu’on est acteur. À ce titre, l’épargne est un levier central.
Épargner transforme une idée abstraite en choix personnel. Cela relie revenus, arbitrages d’investissement, impact et temps long, offrant une lecture tangible de l’économie réelle.
L’épargne devient un vecteur de compréhension.
C’est l’esprit de l’épargne circulaire :
- L’épargne alimente l’économie
- L’économie crée de la valeur
- Cette valeur éclaire de nouveaux choix mieux informés
Un enjeu direct pour les épargnants
Les SCPI et l’épargne immobilière collective matérialisent cette logique :
- Elles rendent l’économie visible et concrète via des actifs, des loyers et des locataires
- Elles connectent patrimoine, territoires et entreprises
- Elles aident à comprendre les cycles économiques (croissance, crise, reprise)
Comprendre son épargne, c’est déjà mieux comprendre l’économie.
Conclusion
L’enquête Ipsos BVA révèle une réalité : les Français veulent mieux saisir l’économie, mais ont besoin d’outils concrets pour y parvenir[4].
Une épargne expliquée, transparente et utile peut faire le lien entre citoyens et économie, notamment à travers les SCPI et l’épargne immobilière.
À retenir
- L’intérêt pour l’économie progresse (+6 points depuis 2019), particulièrement chez les cadres et les seniors.
- La compréhension demeure insuffisante : seuls 54 % se disent à l’aise avec les notions clés.
- Le manque de culture économique alimente tensions et blocages autour du budget public.
- Les Français attendent une pédagogie appliquée : paie, épargne, crédit, cas concrets.
- L’épargne et les SCPI peuvent reconnecter compréhension et passage à l’action.
Conseil d’expert
En tant qu’expert de l’épargne, je vous invite à utiliser votre épargne immobilière comme support d’apprentissage. Avant d’investir, examinez la stratégie de la SCPI (secteurs, géographies, taux d’occupation, endettement) et suivez les rapports trimestriels. Confrontez ces éléments à l’actualité (taux d’intérêt, inflation, croissance) pour affiner votre lecture des mécanismes économiques tout en bâtissant un patrimoine diversifié. Démarrez progressivement, diversifiez plusieurs SCPI et privilégiez les véhicules offrant une information claire et pédagogique. Sur Monujo-app.com, nous relions l’impact de votre épargne aux actions menées par les gérants pour votre patrimoine : la boucle se referme.